TRAVERSÉE DU DÉSERT – EPISODE 1 : D’ADÉLAÏDE A COOBER PEDY

L’Australie, la vraie ! C’est ce qu’on entend souvent au sujet des paysages trouvés le long de cette route gigantesque qui traverse l’Australie du Sud au Nord, en passant par le désert.
Quand je m’imaginais l’Australie, la première image qui me venait à l’esprit n’était pas la côte avec les plages de surfers, mais plutôt cet intrigant Red Center, et des paysages arides et rouges à perte de vue.
A notre tour de partir à l’aventure, la vraie !

👣 ADÉLAÏDE : UNE TRACE DE CIVILISATION AVANT QUELQUES 3500 KMS 👣

Vendredi 27 avril. Avant de s’attaquer à toutes ces bornes, on visite Adélaïde, et on regarde au cas où s’il y a un peu de travail dans les alentours, mais non pas vraiment.
On en fait vite le tour, et le beau temps n’est pas toujours au RDV, donc on ne garde pas un souvenir extraordinaire de cette ville.

Sortie de la cane à pêche avant que le soleil ne se couche, donc avant 18h, du côté de West Beach.

Pêche du soir bonsoir

Samedi 28 avril. Le Botanic Garden est agréable, avec un joli panel de roses, une espèce de serre immense recréant le climat tropical, des nénuphars hors norme, enfin bref on s’est promenés dans le jardin botanique.

On poursuit la promenade en ville, avec une petite halte au Tandanya Aborigenal Center pour découvrir de plus près l’art aborigène. C’est intéressant, beaucoup de couleurs et des symboles marquants de leur histoire. Pas de photo autorisée, donc je vous laisse imaginer 🙂

On continue avec le South Australia Museum rapidement car la fermeture est proche. Le musée est grand, bien agencé, mais on a déjà plus ou moins vu ce genre d’expositions dans d’autres musées : culture aborigène, histoire naturelle, biodiversité etc.

Le truc relou à Adélaïde, c’est que le seul et unique freecamp se trouve à 30 bornes donc on fait quelques A/R chaque jour… L’avantage c’est qu’on y a rencontré Pauline et Charles, et on passe donc quelques jours ensemble…

Dimanche 29 avril. Nous partons tous les 4 marcher dans Morialta Park, entre cascades et koalas. C’était sympa, même si les cascades n’étaient pas ouf, et qu’on a attaqué la rando dans le sens inverse !

Et croyez-le ou non, mais nous avons rencontré une espèce très rare d’Australie, tadadam roulement de tambour……………..mesdames et messieurs, des sirènes !

Rien que pour ça on a bien fait de venir !

Petit tour au Central Market pour faire le plein de fruits et légumes, et on retourne au freecamp, pour jouer aux cartes, se mater un film sur un drap tendu entre 2 arbres (en se pelant les miches quand même!), enfin bref passer du bon temps tous ensemble.

Les prochains jours ont été rythmés par des parties de UNO aux règles spéciales (j’ai gagné 25 minutes de massage et j’ai du imiter le wombat autour du parc), un barbecue, une sortie pêche, une mission douche, enfin on a partagé notre quotidien de voyageurs.

Jeudi 3 mai. Sale temps, rien d’autre à faire que d’aller profiter de la wifi de la librairie, et vu qu’on ne trouve pas de piste pour le boulot, on décide de continuer notre route vers le nord, et Pauline et Charles attendent leurs copains anglais pour aviser ensemble de la suite du parcours.

On s’arrête à la tombée de la nuit dans un camping bord de mer à Port Parham, en plein vent, histoire d’y passer la nuit. 2ème arrêt à Port Augusta, une petite pêche matinale pour finir les appâts et on se dirige vers le parc national de Flinders Range.

🌵 FLINDERS RANGE NATIONAL PARK – CHANGEMENT DE DÉCOR 🌵

Ça sent le désert. Avec une chaîne de montagnes, l’une des plus vieilles du monde, et elles ont de la gueule ! Surtout implantées dans ce décor orangé, c’est fabuleux. Allons explorer !

Samedi 5 mai. Village d’Hawker, à l’entrée sud du parc. Nous restons dans les alentours car il est trop tard pour profiter du parc sachant que le soleil se couche de plus en plus tôt.

Un petit lookout à Jarvis Hill pour s’imprégner de l’ambiance.

Jarvis Hill lookout

On campera sur le site de Hookina Ruin, avec un petit coucher de soleil de 17h30.

Coucher de soleil : 17h30

Dimanche 6 mai. C’est parti pour la route qui traverse le parc national de Flinders Range, avec une panoplie de lookout, qui ne valaient pas tous le coût mais disons que la route est vraiment dépaysante quoiqu’il arrive.

Rawnsley Bluff

Nous assistons à une course éfreinée entre un émeu et un kangourou ! Kangourou, bas-côté droit – Emeu à gauche. L’émeu se défend pas mal, il accélère pour ne pas trop se faire distancer par son compatriote mais hélas il a tourné la tête au mauvais moment et bim ! la clotûre électrique lui a mis une p’tite décharge électrique et le kangourou franchit donc la ligne d’arrivée en premier ! Merci les amis pour ce show !

Après l’échec de la veille sur un site de peintures aborigènes fermé, nous allons tenter le coup à Arkaroo Rock. Une petite marche d’une heure pour voir un rocher décoré de peintures aborigènes, qui ont peut être quelques dizaines de milliers d’années.

Peintures aborigènes

En redescendant, on croisera le chemin d’un pogona (ou quelque chose dans le genre), et de majestueux perroquets que nous n’avions pas encore observés, au plumage vert émeraude et bleu turquoise. Pas de photo, mais un chouette souvenir.

On ne savait pas encore que cet endroit était finalement un incontournable de notre traversée, puisque que c’est là où nous avons rencontré Garance et Antoine, nos compères belges, qui vont devenir nos travelmates pour ce grand périple, et je dirais même des amis ! Pourtant, on n’a échangé que 4 mots à ce moment-là…

Sur la route, on croise un sacré paquet de kangourous et d’émeus mais en général ils s’enfuient dès qu’ils entendent le bruit du moteur. En général, mais pas tout le temps.

Emeu autostoppeur

On se rend compte que ce parc a de nombreuses choses à offrir, trop difficile de choisir, alors on passera la nuit au camping de Wilpena Pound pour profiter une journée supplémentaire. On a donc le temps de faire l’ascension du Mont Ohlssen Bagge avant le coucher du soleil.

Un panorama extraordinaire, nous sommes au 2ème plus haut sommet de la chaîne de montagnes, donc on a de quoi mater !

Vue prenante sur Wilpena Pound


Contemplation

On redescend juste à temps pour réserver notre camping, et on passe une nuit paisible au milieu des kangourous, et des beaux oiseaux que nous avions vu ce matin…

Lundi 7 mai. Route infernale dans les cailloux et les graviers et les trous et les bosses pour aller au Sacred Canyon.

Mouais, bof

Ça ne vaut pas vraiment le détour à nos yeux, donc choisissez plutôt d’aller directement dans la Bunyeroo valley. C’est d’ailleurs à un lookout que nous retrouvons Garance et Antoine. On discute un peu plus, le feeling est archi bon, on décide de se suivre vu qu’on a prévu le même itinéraire et quelle bonne idée ! La traversée du désert tous les 4 aura été vraiment mémorable !

On s’enfonce ensuite dans la Brachina Gorge, la route est magnifique et nous nous arrêtons camper dans la Parachildna Gorge, qui fait l’unanimité. Feu de camp, ciel étoilé, quelques bières, un bon repas et c’est ce qu’on appelle une bonne soirée !

Nice spot !


NIce picture Gary !

🚙 OODNADATTA TRACK – NOT ONLY FOR 4WD 🚙

Mardi 8 mai. Nous voilà engagés sur la route normalement réservée aux 4×4, mais j’avais lu que c’était faisable en van, donc allons-y gaiement ! D’autant plus que nous sommes accompagnés, donc s’il arrive quelque chose, nous ne serons pas tout seuls…. Et puis, j’ai une confiance assez élevée en Ced au volant. Et puis c’est l’aventure. Et puis, je vous écris plusieurs jours après donc c’est que tout s’est bien passé !

En résumé, la route est composée principalement de graviers, voire de cailloux, voire de gros cailloux, de sable, de trous et de bosses. Suffit de trouver la bonne vitesse pour ne pas être trop gênés par la surface…. très irrégulière de la route !
Faut aussi serrer les fesses de temps en temps, oublier que le bruit est insupportable, supporter les vibrations (enfin les tremblements de terre), éteindre le poste car il sert à rien, et croiser les doigts pour que tout ne se casse pas la gueule à l’arrière du van.
Y’avait pas foule sur la route, mais il a suffi d’un kono avec sa grosse caravane qui roule à balle en sens inverse pour nous faire un poke sur le pare-brise. Thanks mate !

Nous passons donc par Leigh Creek où nous faisons quelques courses au tarif désert, puis Marree, et un espèce de parc à sculptures sur la route.
Le truc complètement improbable en plein milieu de nulle part, des grosses sculptures en métal et matériaux de récup’, des avions (oui, oui!) enfin bref des trucs comme ça :

Et en bonus, j’ai failli oublier nos compagnons de route pour cette grande traversée : les mouches ! C’est absolument inimaginable le nombre de mouches qui rodent autour de nous. Leur mission : nous faire chier. Leur objectif : rentrer dans nos trous (nez, bouche, oreille, yeux…). Nous n’avions pas encore investi dans un filet anti-mouche donc on fait avec les moyens du bord, mais on ne s’éternise pas sur ces lieux pour cette seule et unique raison.

Nous nous arrêtons ensuite dans un super spot pour camper à Gregory Creek, en mode tout seuls dans un cadre incroyable. Ramassage de bois pour les uns, photos de coucher de soleil et cuisine pour les autres, un quotidien auquel on prend rapidement goût. Le sentiment de liberté à l’état pur ! Tout en vivant en communauté avec Garance et Antoine qui vont rapidement devenir des amis.

Cedric’s task


Sunset between us

Mercredi 9 mai. Petit lever de soleil au chaud dans nos voitures, et on reprend la route infernale de l’Oodnadatta track.

Fait pas très chaud tout de même

Nous passons brièvement à côté de la partie sud du Lac Eyre, et les mouches sont toujours de la partie !

Zeeeeeeeeen !

La route est vraiment pas facile sur cette portion, surtout à cause du sable. En réalité, le principal risque est de s’embourber…. Donc on serre les fesses quand on franchit des portions de route avec pas mal de sable quand même, mais je le répète, Gégé le pilote a géré, nickel parfait.

Petit détour à Blanche Cup et The bubbler, des sources chaudes naturelles (ça c’est la description sur Wikicamps) mais en réalité ce sont des mares au milieu du désert, avec de l’eau froide.

Une bulle, de l’eau froide…

Petite anecdote des copains : c’est à cet endroit qu’Antoine se rend compte qu’il a perdu les clefs de la canopie ! Drôle, n’est ce pas? Ils font donc demi-tour et par chance inespérée retrouvent l’endroit où ils se sont arrêtés avec le drône. Alleluia !

Pendant ce temps-là, on a été voir à Coward Springs, une autre source au cas où. Mais même déception, voire pire.

Allez demi-tour !

On s’arrête manger un peu plus loin : là.

Allez, on trace la route pour enfin retrouver le bitume et rouler plus sereinement quand même. On a pris ce chemin de manière aussi à ne pas revenir totalement sur nos pas après Flinders Range. Couper à travers de manière à atteindre plus rapidement Coober Pedy, prochaine destination.

Pause essence, prix désert aussi (2$/L mais bon on a pas le choix et on le savait) et on quitte la track pour retrouver l’autoroute qui mène à Coober Pedy. On campera ce soir à 10km de Coober Pedy, spot pas dégueu encore une fois, avec moustiquaire pour un début de soirée plus paisible.

Travail d’équipe !

🎬COOBER PEDY – SUR LES TRACES DE MAD MAX 🎬

Jeudi 10 mai. Coober Pedy, ville minière et… c’est tout ! Ici, tout tourne autour du commerce de l’opale, la fameuse pierre précieuse exploitée depuis toujours.

Mais avant de faire le tour de la ville, petite halte devant le signe de Coober Pedy avec le camion de la mine.

Welcome to Coober Pedy

Le spot est pas mal pour notre défi n°2, donc Aude et Noémie, j’espère que vous ne serez pas déçues ce coup-ci !

Les couleurs sont sympas, et certains films ont adopté ce décor pour leur tournage, comme Mad Max, Plitch Black ou encore un autre dont je ne me souviens pas le nom.

Couleurs sans filtre

Comme je vous le disais, l’exploitation de l’opale est la principale activité de la ville, donc on visite musées, boutiques et une mine pour se mettre complètement dans l’ambiance sous-terre.

L’expérience dans la mine était à faire, ne serait-ce que pour se rendre compte des conditions de travail de ces pauvres ouvriers de l’époque, qui creusaient des heures et des heures, le dos courbé, éclairés à la bougie, jusqu’à trouver l’opale exploitable pour « subvenir » à leurs besoins vitaux.

On fait vite le tour des points d’intérêt de la minuscule ville, et on en profite aussi pour faire le plein de provisions pour la suite de la traversée.

On fera une nouvelle fois l’expérience de la chasse aux touristes ! Et oui, un ranger nous arrête puisque je n’avais pas ma ceinture de sécurité. Je précise qu’on s’arrêtait tous les 100 mètres pour une photo, et que nous étions sur le point de remplir notre bidon d’eau. (Maman je te rassure, je mets toujours ma ceinture de sécurité ! )
Mais le flic s’en foutait, il avait une bonne raison de nous mettre un PV donc pourquoi s’en priver??? Et puis c’est pas comme si y’avait beaucoup d’activité à Coober Pedy, donc quand on peut mettre une amende de 415 dollars, on va pas se gêner ! Il a été déjà très sympa, car normalement Cédric aurait du avoir la même vu qu’il doit être responsable de ses passagers, mais il s’en est tiré avec un avertissement. Enfin bref, dans la loi des séries, on est pas mal !

Allez nous passons la frontière South Australia/Northern Territory pour rejoindre ensuite le Red Center,

Cadrage compliqué

avec encore un free camp dans la nature où l’on se détend comme tous les soirs : feu de bois, quelques bières, un bon repas.

La vie, la vraie !

Dans l’épisode 2 de notre traversée jusqu’à Darwin, nous vous emmènerons à la découverte des paysages uniques du Red Center, et bien plus encore !

Découvrez encore plus de photos de l'outback australien ! RDV dans la Galerie Australie - L'outback d'Adélaïde à Darwin

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