Mardi 27 novembre. Après avoir profité de l’île de Pangkor comme il se doit, nous voilà arrivés sur l’île de Penang, dans un charmant hôtel avec vue sur la mer (toujours pas transparente).

Carrefour de grands royaumes asiatiques et de puissants empires coloniaux européens (citation du Lonely Planet je reconnais), l’atmosphère actuelle palpable est très cosmopolite et il y fait bon vivre. Ce sentiment est notamment très intense à Georgetown, et c’est pour cela que nous vous emmenons de ce pas explorer le centre historique.

🏘️ GEORGETOWN : UN DOUX MÉLANGE CULTURE🏘️

Mercredi 28 novembre. Notre journée dans le centre historique sera rythmée de visites culturelles, de ruelles arpentées au hasard, et d’expériences culinaires plutôt réussies.

🏯 MAISONS COLONIALES ET GUERRE DES CLANS 🏯

Nous avons visité la maison de clans des Khoo Kongsi, l’une des plus impressionnantes de Georgetown parait-il.

Kho Khongsi Temple

Pause culture pour ceux qui veulent : A l’époque du grand flux migratoire entre 1850 et 1950, les chinois se sont réunis en clans et ont construit des maisons pour accueillir toute leur famille, amis, cousins, voisins, venus de Chine … A l’origine, il s’agissait de créer un esprit de communauté entre chaque clan, dans le seul et unique but de faciliter leur intégration sociale et professionnelle, mais au fur et à mesure, une petite compétition s’est instaurée entre chaque clan pour savoir qui décorait le mieux sa maison, ou qui avait le plus beau temple….
Et oui, une sorte de « qui a la plus grosse ? » mais en version chinois du XIXème siècle !!!

L’avantage de cette histoire, est que dans les rues de Georgetown aujourd’hui, l’architecture est riche !

Dans la foulée, on visitera le Pinang Peranakan Mansion, un édifice vert menthe, qui fait partie de ceux les mieux restaurés de la ville et qui se présente un petit peu comme un musée. Nous avons le droit à une visite guidée par un chinois fort sympathique, mais on ne comprendra hélas qu’une faible proportion de ses blagues … (#accentpourri)

On passera également devant le Blue Mansion, qui, comme son nom l’indique, est une bâtisse au bleu indigo pétant mais cette fois nous arrivons trop tard, et les portes sont déjà fermées. Tant pis !

🙏 MUSULMANS, HINDOUS ET BOUDDHISTES – PAS DE JALOUX 🙏

Pas de religion imposée, tout est toléré ! Donc dans le même quartier, voire parfois dans la même rue, on passe du temple hindou à la mosquée en passant par un temple chinois histoire de contenter les croyances de chacun.

Nous avons donc visité la mosquée du Capitaine Keling, avec en bonus une petite explication sur le coran, les valeurs de l’Islam, et les rituels des appels à la prière… Nous ne nous sommes pas pour autant convertis, mais il était intéressant d’en apprendre un petit peu plus sur cette religion.

Et quelques rues plus loin, on se télé-transporte en Inde, dans le quartier appelé « Little India ». On peut acheter un sari sur mesure, manger un byriani dans des feuilles de bananiers (et on l’a fait à Veloo Villas, c’était délicieux!), et laisser emporter ses sens par la musique Bhollywoodienne et les odeurs épicées des restos du quartier.

Une jolie Ganesh

Ce n’est le lendemain que nous avons été visiter le temple bouddhique Kek Lok Si, impressionnant par la taille de la représentation de Kuan Yin, déesse de la miséricorde qui y est adorée.

Juste une statuette à l’entrée

Mais au-delà de cet immense statue, en contrebas, un ensemble de temples colorés se juxtaposent et on se promène dans les allées, en se laissant guider par la fumée des bâtonnets d’encens que font brûler les fidèles.

Décor en contrebas

🎨 UNE FACETTE PLUS MODERNE : LE STREET ART 🎨

Plusieurs formes de Street Art sont présentes dans les rues du centre-ville, et encore une fois c’est cette diversité qui fait tout le charme de la ville. Le contraste et le mélange avec les édifices historiques et religieux donne un résultat insolite et surprenant, reflétant l’originalité et l’intérêt de Georgetown.

On croisera alors différents tableaux en fer forgé représentant les coutumes locales et scènes de vie amusantes comme celles-ci.

Le porteur de nourriture

Mais aussi, l’artiste le plus connu ici, est le lituanien Ernest Zacharevic. D’ailleurs, même sans avoir vu chacune de ses œuvres, on les retrouve absolument partout sur toute forme d’objets souvenirs : magnet, carte postale, tee-shirt, carnet … Il s’agit donc de peintures murales auxquelles sont associées des objets tels que des vélos, motos ou autres. C’est vraiment original, et forcément la photo s’y prête parfaitement.

🛒 BATU FERRINGHI NIGHT MARKET : LE COIN DES TOURISTES 🛒

Sur les conseils de notre chauffeur de taxi (ou plutôt de Grab, l’équivalent du Uber en France, mais en très très pas cher), et après avoir parlé de l’équipe de foot du PSG (aaaaaaah, le sujet universel), nous nous rendons au marché de nuit tout sauf local de Batu Ferringhi.

On y vend de tout et n’importe quoi, des contrefaçons qui piquent les yeux, et aussi des souvenirs en tout genre. C’est donc l’occasion de mettre en application nos talents de négociation pour dégoter quelques écharpes en pashmina pour papa, un maillot de bain pour Ced et une protection pour nos téléphones. On mangera aussi dans un resto occidental qui pratique des prix exorbitants (EN COMPARAISON avec le prix du marché bien sûr) mais on s’en doutait. Ah, ce qu’il faut pas faire pour satisfaire les papilles gustatives de Ced ! Et hop, un morceau de bœuf saignant, et tout va bien dans le meilleur des mondes.

Jeudi 29 novembre. On reprend la route pour les Cameron Highland, de manière à redescendre en température (car oui on crève de chaud), en montant en altitude. On y découvrira une autre facette de la Malaisie, entre plantations de thé, fraisières et forêts d’eucalyptus.

Découvrez encore plus de photos de Penang ! RDV dans la Galerie Malaisie - Côte Est

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